De récentes études concernant le développement du cerveau de l’enfant mettent en avant les bienfaits d’une éducation bienveillante
et d’une communication non violente.
Toutefois, bon nombre d’adultes qui souhaitent le meilleur pour l’enfant ont recours, en toute bonne foi, à des pratiques
qu’ils pensent anodines mais qui peuvent s’avérer malgré tout nocives pour le développement de l’enfant.

 

QU’EST-CE QUE LA VEO  ?


La VEO ou violence éducative ordinaire regroupe toutes les violences physiques ou verbales,de toutes intensités, exercées par la famille ou les personnes en charge de l’enfant dans un but éducatif. Ces violences sont dites ordinaires car elles sont tolérées, banalisées et admises par la société.
Il s’agit là d’une claque, d’une fessée, d’une humiliation ou de chantage afin d’éduquer l’enfant sous couvert que “cela n’a jamais fait de mal à personne”.

Mais doit-on préciser qu’il n’y a jamais de bons châtiments ?

La France, contrairement à d’autres pays de l’union européenne, accorde toujours aux parents un droit de correction à leurs enfants même si le châtiment corporel tel que la fessée  est symboliquement interdit.
En 2019, 56 pays (dont la France) avaient opté pour une une loi contre les humiliations physiques et/ou verbales dont 32 pays européens.
Ces violences du quotidien interviennent dans un climat de reproduction d’un schéma éducatif accepté et justifié au titre de l’éducation.
Persuadés d’agir pour leur bien ,les adultes qui ne pensent pas mal faire accordent alors à ces méthodes de réelles vertus éducatives.

 

On peut alors se poser la question : QUELS IMPACTS CELA PEUT AVOIR SUR L’ENFANT ?


Les  récentes recherches ont démontré que les violences éducatives ordinaires ont un impact négatif sur le développement psychique et sociale de l’enfant.
Elles produisent des effets néfastes qui nuisent au bon développement de l’enfant.

Ces pratiques favorisent  la banalisation de la violence et l’agressivité au sein de notre société.
En effet un enfant qui reçoit des gifles, des fessées lorsque ses parents sont mécontents de lui trouvera normal d’exprimer à son tour son mécontentement par de la violence physique ou verbale.
Cette pratique s’est inscrite en lui comme un réflexe, un mode d’expression et il trouvera logique de gérer les conflits par la violence.

Les VEO favorisent une baisse de l’estime personnelle chez l’enfant qui va se sentir mal aimé et  dévalorisé.
Cela va s’inscrire en lui comme une blessure narcissique qui l’empêchera de s’apprécier lui-même par la suite.
Il peut développer un sentiment de honte et se culpabiliser de ne pas réussir à agir comme les adultes le souhaitent.

Alors retenons qu’il n’y a PAS de bonne fessée ou de fessée qui ne fait de mal à personne.

 

MAIS ALORS COMMENT FAIRE AUTREMENT ?


Avec le rythme et l’exigence que la société impose aux parents, il est parfois difficile d’agir avec calme et bienveillance.
Sous l’effet du stress, on peut facilement se laisser emporter par ses propres émotions et avoir des propos ou des gestes rudes envers l’enfant.

Il est tout à fait sain de montrer aux enfants que nous ne sommes pas parfaits et que parfois les adultes peuvent se tromper.
Il sera important d’en discuter avec l’enfant, de lui dire qu’on s’est trompé et s’excuser.
L’idée n’est pas de banaliser ni d’excuser ces pratiques mais bien de mettre en avant qu’il faut rester tolérants envers les autres et envers soi-même.

Tout d’abord la première clé est d’en prendre conscience et de ne pas reproduire cette violence éducative.
Une connaissance du développement de l’enfant peut aider à comprendre son comportement, ses réactions, ses capacités et ses attentes et mieux cibler ses besoins et donc nos réponses d’adultes.

Lorsque nous nous sentons en difficulté devant un enfant qui ne répond pas à nos attentes, prenons le temps de souffler, respirer un bon coup afin de ne pas exploser.
Gardons en tête que son cerveau n’est pas mature ou pas encore en capacité de gérer la situation, il a besoin d’aide et ne vous manipule pas !

Mettons nous à sa hauteur et reformulons la consigne avec des mots simples en lui proposant notre aide ( non ! nous ne cédons pas en proposant de l’aide à un enfant, au contraire, nous l’accompagnons).
Mettons des mots sur les émotions qu’il nous montre, cela l’aidera à intégrer ce qu’il ressent,  et que nous sommes prêts à accueillir ses émotions.

Être soi-même patient, bienveillant et digne de confiance pour l’enfant lui apportera la sécurité affective nécessaire pour l’aidera à mieux gérer et exprimer ses émotions.
Quand cela n’est pas possible, ne culpabilisons pas. Passons le relais à l’autre parent, la nounou ou les grands parents .
Parlons en autour de nous et ne restons pas seul face à cette difficulté !

 

Parents et Nounous Educazen, comme vous le savez, Julie, notre Coordinatrice Petite-enfance,
est disponible pour répondre à vos questions et vous accompagner au mieux.

A bientôt chez Educazen !